Joséphine
Je m'appelle Victor Duvanel et je suis associé chez Joséphine, un café-restaurant de la rue Saint-Joseph, à Carouge. Sandwichs travaillés le midi, du monde toute la journée, et un service à remplir sans y passer mes journées.
Comme beaucoup d'établissements de cette taille, on a longtemps pris les réservations sur un carnet et au téléphone. Ça fonctionne — jusqu'au jour où deux personnes écrivent sur la même ligne, où un groupe de six arrive sans qu'on s'en souvienne, où le téléphone sonne pendant le coup de feu.
Le mur
Quand j'ai cherché un outil de réservation, je me suis heurté au mur que connaissent tous les petits établissements : 150 CHF par mois, un engagement de douze mois, ou une commission sur chaque couvert.
Ces tarifs ne sont pas absurdes en soi — ils sont calibrés pour des brasseries de 200 couverts, où la commission se noie dans le volume. Pour un café de quartier, c'est simplement hors de portée. Et payer une commission sur un client qui pousse ma porte depuis vingt ans, ça ne passait pas.
Piixel
Sauf que développer des logiciels est mon autre métier : je dirige Piixel, mon agence de développement web. J'avais le problème d'un côté et les moyens de le résoudre de l'autre.
C'est une position rare, et c'est ce qui fait la différence : la plupart des outils de réservation sont conçus par des gens qui n'ont jamais eu à caser un groupe de six un midi de rush. Celui-ci a été écrit entre deux services, par quelqu'un qui avait le problème le jour même.
Client numéro zéro
Chaize a donc servi un seul restaurant avant de servir le vôtre : le mien. Joséphine tourne dessus tous les jours, c'est mon premier client et le plus exigeant.
Cela change concrètement deux choses. Chaque fonctionnalité existe parce qu'elle m'a manqué un jour de coup de feu — pas parce qu'elle faisait bien sur une liste d'arguments. Et chaque bug me dérange avant de vous déranger, parce que je le rencontre dans mon propre service.
Le prix
Le tarif a suivi la même logique : celui que j'étais prêt à payer pour mon propre café. 40 CHF par mois, sans commission, sans engagement.
Pas de commission, c'est un choix, pas une promesse de lancement. Vos clients sont les vôtres, vos données aussi, et le jour où vous partez vous les emportez. Si 40 CHF reste trop pour votre établissement, écrivez-moi — on trouvera un montant qui tient.
Pendant des mois, Chaize n'a eu qu'un seul client : mon propre café.